
La Commission européenne a répondu à une lettre ouverte coordonnée par Cruelty Free Europe, dont GAIA est le représentant en Belgique, appelant à accélérer la fin de l’expérimentation animale en Europe. Cette lettre, envoyée en septembre 2025 à l’occasion de la Journée européenne pour les sciences humaines, était soutenue par 14 organisations de protection animale, dont GAIA, ainsi que par neuf députés européens issus de différents groupes politiques.
Dans sa réponse, la Commission réaffirme son soutien à l’objectif à long terme d’éliminer progressivement les tests sur les animaux. Si cette prise de position va dans la bonne direction, les organisations signataires, dont GAIA, soulignent qu’il est désormais indispensable de passer à des actions concrètes et coordonnées.
Mettre fin aux incohérences
Malgré l’interdiction européenne des tests sur les animaux pour les cosmétiques, des incohérences persistent dans certaines réglementations, notamment en lien avec la législation sur les produits chimiques.
Dans leur lettre, nous demandions à la Commission européenne de clarifier sa stratégie et de renforcer la cohérence entre les différentes politiques européennes. Ceci afin de garantir une véritable transition vers des méthodes scientifiques sans animaux.
La réponse de la Commission adopte un ton encourageant et semble reconnaître la nécessité d’une approche plus coordonnée pour réduire et remplacer l’expérimentation animale. Toutefois, plusieurs préoccupations subsistent.
Des engagements à transformer en actions
Pour GAIA et les autres organisations signataires, les prochaines initiatives européennes — notamment la future feuille de route visant à mettre fin progressivement aux tests sur les animaux et les propositions législatives à venir — devront s’attaquer aux incohérences persistantes entre :
- l’opinion publique européenne, largement opposée aux tests sur les animaux ;
- les engagements politiques pris par l’Union européenne ;
- et les mesures réglementaires actuellement appliquées.
Les organisations de protection animale rappellent qu’une transition vers des méthodes scientifiques modernes et sans animaux est non seulement possible, mais également soutenue par une grande majorité de citoyens européens.
Pour GAIA, il est désormais essentiel que l’Union européenne accélère la mise en œuvre de solutions concrètes afin de mettre fin progressivement aux tests sur les animaux.
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Source :
Cruelty Free Europe. (2026, mars). European Commission replies to CFE-coordinated letter on cosmetic testing.